Information sur les activités de Peuples Solidaires 33, association de solidarité internationale mobilisée pour la défense des DROITS FONDAMENTAUX (Droits Economiques Sociaux et Culturels).
Lors de la « marche solidaire » organisée par Peuples Solidaires-DESC33 en octobre dernier était abordée la question de l’accaparement des terres.
Pierre-Jean Dupouy, à partir de données collectées par le CCFD-Terre Solidaire, précisait ce dont il s’agissait et fournissait des exemples précis sur les conséquences pour les population locales victimes de ces accaparements en Inde du Sud :
- L’accaparement des terres concerne la prise de contrôle d’un territoire (par achat, location, occupation …), qu’elle soit légale ou non, qui entraîne des incidences négatives sur les communautés locales ou les usagers originaux du terrain, et portent donc atteinte aux droits inscrits dans la Charte internationale des droits de l’Homme.
- Les conflits d’intérêt qui accompagnent cette pratique sont autant de signes qu’il existe un rapport de force inégal entre investisseurs, gouvernements et communautés locales.
- La question de l’inégalité est aggravée par la faiblesse des mécanismes d’accès et de recours à la justice par les communautés locales affectées.
Cette définition des accaparements de terres s’appuie principalement sur l’existence d’impacts négatifs (sur les communautés locales, les droits humains, l’environnement) et sur les pratiques des acteurs (rapport de force inégal, absence d’information, de transparence, de concertation, ).
Plutôt que seulement la taille des terrains concernés il est nécessaire de considérer s’il y a concentration de terre dans les mains d’un nombre restreint de personnes, et de prendre en compte la valeur sociale, environnementale et « alimentaire » des terrains appropriés.